Quand je pense à tes yeux,
Je deviens fou ma parole !
Comme Thérèse de Lisieux,
Encore un peu j'm'envole,
Quand je pense à tes joues,
Je suis un p'tit enfant.
J'ai envie de faire joujou,
J'veux pas qu'on me le défende.
Quand je pense à tes lèvres,
J'ai la température,
J'ai des boutons de fièvre,
Partout sur la figure.
Quand je pense à ton corps,
Mes nerfs, y font des nœuds,
Que j'ai des haut-le-corps et un rire caverneux.
Quand j'pense à ta nuque,
J'me dis grâce à Dieu,
Que j'suis pas eunuque,
Que ce serait malheureux.
Quand j'pense à tes hanches,
J'ai le front tout moite,
Les genoux qui flanchent,
Comme si c'était de la ouate.
Quand j'pense à tes seins,
Alors je frôle le drame,
Y faut voir les dessins,
Qu'y fait mon cardiogramme.
Quand je pense à ton dos,
J'ai que des rêves troublants,
De dodo l'enfant-do avec le carré blanc.
Quand j'pense à tes mains,
Mieux qu'c'est censuré,
J'ai plus rien d'humain,
Plus rien à déclarer.
Quand j'pense à tout le reste,
Faut qu'vous me pardonnez,
Rien qu'je fais des gestes,
Des gestes désordonnés.
Quand je pense, dis Fifine,
Que bientôt pour de bon,
Tu s'ras à moi, Fifine,
J'suis presque moribond,
Quand je pense, dis Fifine,
La purée de tes os,
Qu'est-ce qu'on attend, Fifine ?
Y faut qu'on fait la noce !
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davnad, le 09/02/2009 à 06:46:58
Il y a un petit côté Didier Super
Pascalito, le 15/02/2009 à 18:03:30
Quand on l'écoute, ça ressemble à du Antoine, période élucubrations… mais en beaucoup moins bien ! Et coïncidence, il enregistrait aussi chez Vogue, qui a longtemps distribué les disques d'Antoine !
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