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Marie-Paule Belle - La parisienne

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Titre : La parisienne


Année : 1976


Auteurs compositeurs : paroles : Françoise Mallet-Joris - Michel Grisolia / musique : Marie-Paule Belle


Durée : 2 m 54 s


Label : Polydor


Référence : 2056 498


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Paroles

Lorsque je suis arrivée dans la capitale,
J'aurais voulu devenir une femme fatale
Mais je ne buvais pas, je ne me droguais pas
Et je n'avais aucun complexe.
Je suis beaucoup trop normale, ça me vexe.

Je ne suis pas parisienne.
Ça me gêne, ça me gêne.
Je ne suis pas dans le vent.
C'est navrant, c'est navrant.
Aucune bizarrerie,
Ça m'ennuie, ça m'ennuie.
Pas la moindre affectation,
Je ne suis pas dans le ton.
Je ne suis pas végétarienne,
Ça me gêne, ça me gêne.
Je ne suis pas karatéka,
Ça me met dans l'embarras.
Je ne suis pas cinéphile,
C'est débile, c'est débile.
Je ne suis pas M.L.F.,
Je sens qu'on m'en fait grief,
M'en fait grief, m'en fait grief.

Bientôt j'ai fait connaissance d'un groupe d'amis
Vivant en communauté dans le même lit.
Comme je ne buvais pas, je ne me droguais pas
Et n'avais aucun complexe,
Je crois qu'ils en sont restés tout perplexes.

Je ne suis pas nymphomane,
On me blâme, on me blâme.
Je ne suis pas travesti,
Ça me nuit, ça me nuit.
Je ne suis pas masochiste,
Ça existe, ça existe.
Pour réussir mon destin,
Je vais voir le médecin.
Je ne suis pas schizophrène,
Ça me gêne, ça me gêne.
Je ne suis pas hystérique,
Ça se complique, ça se complique.
"Oh!" dit le psychanalyste,
Que c'est triste, que c'est triste.
Je lui dis: "Je désespère,
Je n'ai pas de goûts pervers,
De goûts pervers, de goûts pervers."

"Mais si", me dit le docteur en se rhabillant,
"Après ce premier essai, c'est encourageant.
Si vous ne buvez pas, vous ne vous droguez pas
Et n'avez aucun complexe,
Vous avez une obsession: c'est le sexe."

Depuis je suis à la mode,
Je me rôde, je me rôde
Dans les lits de Saint-Germain,
C'est divin, c'est divin.
Je fais partie de l'élite,
Ça va vite, ça va vite
Et je me donne avec joie
Tout en faisant du yoga.
Je vois des films d'épouvante,
Je m'en vante, je m'en vante
En serrant très fort la main
Du voisin, du voisin.
Me sachant originale,
Je cavale, je cavale.
J'assume ma libido.
Je vais draguer en vélo.
Maintenant je suis parisienne.
Je me surmène, je me surmène
Et je connais la détresse
Et le cafard et le stress.
Enfin à l'écologie,
Je m'initie, je m'initie
Et loin de la pollution,
Je vais tondre mes moutons,
Et loin de la pollution,
Je vais tondre mes moutons,
Et loin de la pollution,
Je vais tondre mes moutons,
Des moutons, des moutons, des moutons.
Paroles en attente d'une autorisation des ayants droit.
Nous nous engageons à en retirer l'affichage en cas de demande de leur part.
 

Commentaires

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3 commentaires

Snark Hunter Le 16/09/2007 à 18:07

Une chanson que j'ai maintes fois entendue pendant mon enfance. Ce qui ne cesse de me surprendre, c'est cette façon de présenter la "ville lumière" comme le sombre lieu de toutes les perversions, faute desquelles on ne peut y être accepté(e)…

Fauvelus Le 02/05/2010 à 21:52

Parodie stylistique de la musique des opérettes de Jacques Offenbach (dont "La Vie Parisienne", précisément.)

hug Le 21/05/2012 à 21:19

Malgré le fait que cette chanson soit devenue un monument, une sorte de tube référentiel qu'il suffit de citer pour évoquer le nom de Marie-Paule Belle et même que le simple mot "parisienne" rappelle ce titre, je crois que Paris est simplement évoqué ici comme le serait n'importe quelle grande ville française, voire européenne des années 70? En gros, cela parle avec humour du complexe d'une femme venant d'un milieu rural par rapport à la culture urbaine.

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