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Fiche disque de ...

Dréan - Cach' ton piano

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Titre : Cach' ton piano


Année : 1920


Auteurs compositeurs : Albert Willemetz - Maurice Yvain


Durée : 2 m 47 s



Présentation : Marseillais d'origine, Dréan connut son premier grand succès avec ce titre. 4 ans plus tard, il réitèrera avec "Elle s'était fait couper les ch'veux".

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Paroles

L'autre jour au café
J'ai entendu un député
Qui a un ami murmurait ceci
Prends tes précautions
Et surtout fais bien attention
Aux prochaines contributions
Puis mystérieux et très sérieux
Il ajouta, mon vieux

{Refrain:}
Si tu n'veux pas payer d'impôts
Cache ton piano, cache ton banjo
Cache ta trompette
Ton tambour avec tes baguettes
Tes castagnettes et tes grelots
Si tu ne n'veux pas payer d'impôts
Cache ton phono, cache tes rouleaux
Cache tes claquettes
Ton trombone et ta clarinette
Si tu n'veux pas payer d'impôts
Cache ton piano !

Je m'dis sapristi
Faut que tout le monde soit averti
Dans un thé dansant
J'cours immédiatement
Quatre musiciens
Des très beaux nègres Hawaïens
Grattaient sans s'douter de rien
Au maestro des quatre négros
Je chantais mon pauv' gros :

{Au refrain}

L'aut'jour à Bruxelles
Je pars acheter d'la dentelle
Quand sur une fontaine
Je vois quel sans-gêne
Un gosse plein de vice
Qui nous montrait son appendice
C'était le Manneken Pis
J'lui dis mon p'tit
C'est d'la folie
D'nous montrer ton nombril

{Au refrain}

Transcripteur : SLeK
Paroles en attente d'une autorisation des ayants droit.
Nous nous engageons à en retirer l'affichage en cas de demande de leur part.
 

Commentaires

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11 commentaires (dont 1 archivé)
disk ok Le 26/02/2006 à 10:18
Je suis sidéré , j'aurais jamais pensé que cette chanson était de cette époque. Bien sur je connaissais la version des charlots. Merci bide et musique je me coucherai moins idiot…
morizzio Le 10/03/2006 à 19:45
52ans plus-tard, les charlot,détérrérent un bide…
darkbloa Le 11/03/2006 à 20:54
Si vieux et pourtant si actuel !
lapinobeug Le 09/04/2006 à 10:18
vous aurez remarquez que les charlots ont transformer négros en oiseaux!C'est vrai que maintenant ça serait plus possible de dirent ça !
Claude Bukowski Le 27/04/2006 à 23:38
Je n'ai pas encore fait de recherche approfondie mais je sais qu'un impôt sur les pianos a bel et bien existé (on a aussi vu des impôts sur le nombre de fenêtres ou sur les chiens…) ; il est probable que cette chanson ait été inspirée par cette mesure hautement démocratique.
Lèz Le 08/05/2006 à 18:22
sur l'exemplaire que j'ai il est précisé 1925; pas 1920 (je ne sais pas si y'en a plusieurs versions ou si c'est une erreur)
Filopat Le 16/10/2006 à 10:57
Ce doit être une erreur Lezardpion, toutes les informations sur cette fiche sont justes. J'ajouterai même que "Elle s'était fat couper les ch'veux" est signée Vincent Telly et René Mercier et date bien de 1924.
pjtuloup Le 31/12/2006 à 10:20
Un grand classique, resté vivant dans ma famille et que je connaissais avant que les Charlots la reprennent: il faut dire qu'avec le nombre d'instruments que nous avions… Les députés français ont toujours manifesté la plus grande imagination pour deux choses: créer des impôts et s'auto-aministier…
riccie Le 17/01/2008 à 23:38
Ah le bon vieux temps où il suffisait de cacher son piano plutôt que de fuir en 4x4 à travers la Patagonie !
Fauvelus Le 28/03/2012 à 19:34
A l'époque dont nous parlons, l'impôt sur le revenu n'existe pas encore (sa forme définitive date de 1926). Alors, les taxations s'exerçaient sur tout ce qui pouvait passer pour un signe extérieur de richesse. On proposa donc de taxer le piano, meuble symbole de "l'intérieur bourgeois" par excellence. L'aspect saugrenu et arbitraire de l'impôt (qui faisait se déchaîner les rires de la presse et des humoristes) n'empêcha pas le projet d'être très sérieusement débattu au Sénat en 1886 et 1893, avant d'être adopté au tournant du siècle (la contribution s'élevant à la hauteur de dix francs par piano).

Le journaliste Robert de Jouvenel rendit compte des débats de la sorte :

"Le ministre des Finances propose d'établir un impôt sur les pianos. C'est une réforme urgente ; elle est nécessaire à l'équilibre du budget. C'est, de plus, une mesure démocratique, en somme, et tout le monde est d'accord pour la voter.
— Seulement, interviennent les socialistes, il faudra en dégrever les musiciens professionnels.
— Et aussi les maîtres à danser, répondent les radicaux qui représentent les classes moyennes.
D'autres surviennent :
— Dégrevons les parents de trois enfants vivants.
— Et les familles qui ont un fils sous les drapeaux.
— Ceux qui ont passé dix ans aux colonies.
— Les membres du corps enseignant.
— Les marchands de vins.
Finalement, l'impôt sur les pianos passe à une énorme majorité. Malheureusement, il ne reste plus personne pour le payer…
 »

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