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Clickelnet à 10h50
pendant The producer tittle (chanson censurée)
Bonjour mes gins, bonjour tertous !
Excellent jeudi fait-rien de l'Appel à Tarte caniculaire. Ch'est du tout bon, cha.
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Kongsbreen à 03h38
pendant Taxi de nuit
Un grand plaisir de retrouver ce titre de Guy Marchand.
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FlyingSushi à 22h55
pendant Mon café russe
Un bien joli pavé ma foi.
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Trocol Harum à 22h46
pendant Demain, il sera trop tard
La véritable histoire de la pelle du 18 juin.
Si la pelle du 18 juin faite par un certain De Gaulle, Charles un placier qui travaillait au restaurant de l'Etoile à Paris, est entré dans l'histoire, le nom de sa partenaire est resté ignoré du grand public. Mais ce n'était qu'un début, car la vraie, l'unique pelle historique est celle du 14 juin 1942, même si quelques années plus tard, en 1976, certains illuminés tenteront d'en reprendre le mégot.
Son origine remonte à la guerre de Quatorze, la Grande ou la Der des Ders, lorsqu'un certain Gérard, que l'on surnommait Lenorman, sans D, allez savoir pourquoi, fut appelé sous les drapeaux.
Le brave Gérard, un peu benêt, enrhumé chronique et complètement myope, se retrouva sur le front du côté, non de chez Swann, mais plus à l'Est vers Verdun.
Au retour d'une énième tentative de percement des lignes ennemies, Gérard perdit de vue ses camarades et il erra de tranchées en tranchées jusqu'à ce que, d'épuisement, il s'endorme. Un beau jour ou peut-être une nuit, près d'une flaque de boue, il s'était endormi, quand soudain, semblant crever le ciel, et venant de nulle part, surgit un éléphant rose. Il faut dire qu'avant l'assaut, Gérard et ses copains avaient passé quelques heures dans un cabaret où deux célébrités alors quasi inconnues, Lama et Delon, servaient à boire aux soldats qui remontaient vers le front.
Gérard ouvrit les yeux et s'aperçut que l'abus d'absinthe avait colorié l'éléphant volant en rose alors qu'il était tout simplement vert-de-gris. Comme quoi l'alcool vous fait croire des choses quand même, un éléphant volant rose ! Tout le monde sait bien qu'ils sont vert-de-gris. Lentement, les ailes déployées, lentement, il le vit tournoyer. Près de lui, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'éléphant vint se poser. De sa grosse patte, il a touché sa joue, dans sa main, il a glissé son cou.
Gérard se rendit alors compte qu'il tenait dans ses bras une imposante dame blonde, ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, car il se trouvait sur le chemin des Dames. Cette matrone, c'était Gretel, une cantinière allemande, que tout le monde, enfin du côté allemand, surnommait la Grosse Bertha. Comme elle souffrait de flatulences chroniques, les officiers allemands la plaçaient, lorsque le vent soufflait vers les positions françaises à la limite de celles-ci. Très respectée, car elle était la première arme chimique, elle se sentait toutefois bien seule.
Le couple nouvellement formé s'étendit sur les pelisses mélangées, bleu, garance et vert-de-gris. Gretel parla de son enfance, de son père bucheron, des promenades dans la forêt avec son frère Hansel, de la maison en pain d'épice et de la vielle femme qui mangea son frère. Gérard lui raconta la Normandie, les vaches rousses, blanches et noires sur lesquelles tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie. Une mare avec des canards, des pommiers dans la prairie et le bon cidre doux made in Normandie, les œufs made in Normandie, les bœufs made in Normandie, un p'tit village plein d'amis. Et puis les filles aux joues rouges qui donnent aux hommes de là-bas, qui donnent aux hommes de l'amour, l'amour made in Normandie.
Mais l'aube approchait, Gretel ne voulait plus quitter Gérard, mais comment faire, ils étaient comme un petit poisson, un petit oiseau. Ils s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand sur le chemin des Dames, l'une est Allemande et l'autre Français.
Gretel eu une idée, elle déshabilla rapidement un soldat allemand dont le cadavre pourrissait dans le coin, en vêtit Gérard et lui dit, qu'il s'appellerait Hans et que désormais il devrait répondre simplement Jawohl dès qu'un officier l'appellerait. Elle remit notre nouvel Hans, anciennement Gérard, du bon côté, enfin de son nouveau bon côté, et regagna sa position. Ils devaient se retrouver au même endroit au milieu de la nuit prochaine.
La journée se passa bien pour notre nouvel Hans mais le soir arrivant un drame se préparait dans le brouillard qui peu à peu recouvrait les tranchées.
A l'heure de l'apéro, les soldats français avaient inventé un nouveau jeu. Ils se mettaient en position de tir face aux tranchées allemandes. L'un d'eux criait alors Hans. Cela ne manquait jamais, du côté allemand, une tête se levait dans la brume criant Jawohl et un Français tirait. Le gagnant remporte alors un quignon de pain moisi. Et ce soir-là, lorsque l'ancien Gérard entendit crier Hans, fidèle aux consignes données par Gretel, il se leva et cria Jawohl. Quelques instants plus tard, un soldat, jeune, bouche ouverte, tête nue, et la nuque baignant dans la pourriture de la tranchée, dormait, il était étendu dans la boue. Il dormait sous la lune, la main sur sa poitrine, tranquille. Il avait un trou rouge au milieu du front.
Inconsolable, Gretel, la grosse Berta, fût rapatriée en Allemagne. Elle ignorait encore qu'elle ramenait un polichinelle dans l'tiroir, une brioche dans le four quoi.
Un bébé naquit à Leidenstadt auquel Gretel, dont le nom de famille était Stange, donna le prénom de Charles.
Les années passèrent…
Charles, passionné de pêche à la ligne, était devenu un homme de bonne taille au point que ses copains le surnommaient, Doppelt Stange, pour souligner à la fois sa passion et sa grande taille. Charles qui, en souvenir de son père, qu'il n'avait pas connu, avait appris le français et qui ne rêvait que de revoir sa Normandie, préférait qu'on l'appelle Charles Double Gaulle.
Les années passèrent encore….
Charles, en l'honneur de son père soldat, s'engageât dans la Wehrmacht. Il se rêvait cuirassier chevauchant un grand cheval noir et chargeant dans l'aube blanche d'un petit matin, sa cuirasse étincelant sous les premiers rayons du soleil et le sabre brandi à bout de bras fracassant les cranes ennemis. Las, il se retrouva au guidon d'une Zündapp avec, dans le side-car à son côté, son copain Hans (Hans était toujours un prénom très répandu dans l'armée allemande) qui veillait sur le fusil-mitrailleur.
Et puis ce fut la guerre, l'attente longue, fastidieuse, et soudain, le Blitzkrieg. A toute allure, la traversée des Ardennes, puis celle du Nord-Est et l'arrivée à Paris. Charles Double Gaulle et son camarade Hans ne rencontrèrent même aucun soldat français, tous partis rapidement. Tout au plus, Hans pu s'amuser à tirer quelques balles sur des civils apeurés qui s'enfuyaient devant l'armée allemande mais s'étaient fait rattraper sur la route par la patrouille tout aussi allemande.
Au loin de l'autre côté de la Manche, un 18 juin, un presque homonyme, lança un appel, mais Charles Double Gaulle, au guidon de sa moto, le vent sifflant dans ses oreilles, ne l'entendit pas.
Et ce furent les années heureuses de l'occupation, n'oublions pas que Charles était allemand. Et qu'il était né en 15 à Leidenstadt, sur les ruines d'un champ de bataille. Était-il meilleur ou pire que ces gens, puisqu'il était allemand ? Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche, a-t-il été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ? Ben non, lui qui avait rêvé de chevauchées fantastiques dans les steppes de Russie ou, avec Rommel, dans le désert de Lybie, il occupait Charenton. Sa seule consolation, lors de ses perms, taquiner le goujon sur les bords de Seine.
Les années passèrent, encore et encore … (C'est fou ce qu'elles passent les années !)
Et cette pelle alors ? Elle arrive, elle arrive.
Et arriva l'été 42, Charles s'ennuyait ferme en ce beau mois de juin. Alors qu'il revenait de la pêche et marchait dans Charenton, un beau matin, une belle jeune fille rousse lui tomba dans les bras au détour d'un coin de rue. Un homme la poursuivait, que Charles mit rapidement en déroute. Il vit en s'enfuyant que l'homme portait un blouson avec floqué sur le dos l'inscription « GESTA » et en dessous « piste ». Il s'agissait d'un mauvais garçon nommé Lacombe, Lucien, qui travaillait comme garçon de piste au cirque GESTA installé sur la pelouse de Reuilly, ses copains le surnommant Lucien le Gestapiste comme son blouson. La jeune femme, qui se nommait, France, Aimée, Victoire, Désirée Horn, expliqua qu'elle travaillait comme caissière dans le même cirque que Lucien. On l'appelait d'ailleurs le Grand Cirque car il était dirigé par Pierre Clostermann, un ancien aviateur. Lucien la poursuivait de ses avances, soupçonnant qu'elle fût un peu juive et eu dû porter l'étoile jaune.
France craignait que Lucien ne revienne avec sa bande, enfin son copain Renaud car Pierrot avait eu les deux jambes écrasées dans un accident de moto, Riton avait pris une balle dans le buffet et un autre, dont on a oublié le nom, pourrissait à la santé pour avoir craché sur un greffier. Charles émerveillé par la longue chevelure de feu de France, proposa de la raccompagner.
France l'entraîna en courant le long des ruelles de Charenton, et prit un raccourci en traversant l'usine abandonnée des Beaux Bretzels de Charenton, la BBC. Ils arrivèrent dans l'ancien bureau du chef d'équipe, avec un pupitre au-dessus duquel un micro, qui servait à transmettre les ordres à l'atelier, pendait du plafond. France heurta l'écritoire, et tomba dans les bras de Charles. Comme dans un autre temps, une autre guerre entre Gérard et Gretel, ce fut le coup de foudre entre France et Charles.
Un long baiser les unis, en ce 18 juin, sous le vieux micro de la BBC. Ce fut la pelle du 18 juin. La vraie, la seule, l'unique. La grande galoche, le monstrueux patin, un suçage de caillou comme jamais vu, un roulage de calot d'anthologie.
Quelques années plus tard, un certain Robert Doisneau, voulu immortaliser la scène et il revint sur les lieux avec deux acteurs, mais l'éclairage n'étant pas bon, il se transporta à l'air libre et la fameuse photo qui devait se nommer « La pelle sous le micro de la BBC » fut renommée « Le baiser de l'Hôtel de Ville ».
Que devinrent Charles Double Gaulle et France, Aimée, Victoire, Désirée Horn ? Leurs destins furent tragiques.
Le 16 juillet 1942 au matin, Lucien le gestapiste, se rendit chez France pour se saisir de son corps. Elle parvint à s'enfuir par les caves et à sauter dans un taxi. Elle demanda au chauffeur de la conduire rapidement chez sa tante, qui habitait dans le XVème, et au domicile de laquelle elle comptait se cacher. Arrivé rue Nélaton, le chauffeur fut surpris par un tas inhabituel de bus qui déversaient des passagers devant le Vel d'Hiv à cette heure incongrue. Il freina, le véhicule se déporta et heurta le mur du Vel d'Hiv, son gazogène s'embrasant instantanément. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la toute dernière trace de France.
Quant à Charles, désespéré, il demanda une affectation au front. Il fut envoyé en Libye, en Italie, puis au fur et à mesure des défaites, mais à son grand bonheur, affecté en Normandie où il arriva en chantant où il arriva en parodiant une chanson de Frédéric Berat, « J'ai fait le désert de Libye, dans une jolie voiture blindée, et sous le ciel de l'Italie, j'ai visité tous les musées, mais en traversant ces patries, je me disais, aucun séjour n'est plus beau que la Normandie. C'est un pays où je reviens toujours, c'est un beau rêve qui me hante, et qui hantait mon père aussi (mon cher monsieur). Dans cette campagne charmante, je voudrais avoir un logis, un vieux blockhaus pour la famille que j'aurais eu avec France. » Plus tard, un groupe de chanteurs reprendra à la fois la chanson et pour, ne plus avoir de Problèmes, utilisera aussi le nom des Charlots. Un hommage à Charles ?
En mai 1940, Charles fut affecté dans un blockhaus, à la pointe du Hoc où il passa quelques jours tranquilles, se remettant même à la pêche. Un matin de juin, alors qu'il partait avec ses deux gaules, il sortit en croisant à la ferme voisine Julien qui préparait le troupeau, dans la cuisine, Marie-Martine qui venait d'allumer les fourneaux et la vieille Louise qui était assise, elle, réchauffait ses pauvres mains.
Quand soudain se tournant vers la mer, il aperçut dans l'aube sale (dans les récits allemands, l'aube du 6 juin est toujours sale, alors que dans les récits américains, elle est radieuse), au loin, les Américains. Ils sont tombés du ciel, comme s'ils avaient des ailes. Ils apportaient un air de liberté. Ils venaient de Virginie, d'Oklahoma, du Tennessee, le jour le plus long les attendait ici.
Charles, abandonnant ses deux gaules, se précipita vers le blockhaus hurlant, « Sie Komen ! ». Les premiers obus tombèrent, Charles Deux Gaulle fut enveloppé de flammes. Une petite fumée blanche qui montait vers le ciel fut la dernière trace de Charles Doppelt Stange. Si quelqu'un avait bien observé à ce moment, il aurait remarqué que la petite fumée en avait rejoint une autre surgie de nulle part. Charles et France étaient à nouveau réunis montant vers le soleil dans les éclairs des explosions. C'est beau hein !
Emprunts :
« Hansel et Gretel », conte des frères Grimm ;
« Made in Normandie », chanson de Stone & Charden ;
« Le dormeur du Val », sonnet d'Arthur Rimbaud ;
« Lacombe, Lucien », film de Louis Malle avec Aurore Clément (France Horn) et Pierre Blaise (Lucien Lacombe) ;
« Né en 17 à Leidenstadt », chanson de Jean-Jacques Goldman ;
« La bande à Lucien », chanson de Renaud ;
« Le grand cirque », livre de Pierre Clostermann ;
« Le baiser de l'Hôtel de Ville », photographie de Robert Doisneau ;
« J'irais revoir la Normandie », chanson des Charlots (ex Problèmes) et parodie de la chanson de Frédéric Bérat, « Ma Normandie » ;
« Jour J » chanson de Jean-Pax Mefret ;
« Sie komen ! », livre de Paul Carell ;
« La fumée blanche », prêtée par le Pape (doit être rendue à sa mort, son successeur en aura besoin).
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Claude Bukowski à 20h48
pendant Gros chagrin
Comme le savant fou français, grosse tristesse d'avoir perdu le maître d'armes. J'aimais beaucoup son personnage dans Kaamelott, à la fois totalement irrévérencieux, et fidèle jusqu'à la mort.
En plus il avait une belle gueule !
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Flaming Youth à 19h58
pendant Tiphaine
Salut les bidonautes.
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Stéphane à 13h34
pendant Ca gonfle pour moi
Non
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Forum : Bla bla
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Messages |
Jojo_Globe_Trotter
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 07/02/2003
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osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 05:48:52
Dans l'esprit de création Hai Ku d'un thread précedent, j'ai retrouvé ce sonnet d'inspiration OuLiPienne qui regroupe un grand nombre des contraintes d'écriture du groupe OuLiPo. Chaque vers est le fruit d'un travail sur le mot, le vers etc Il y a en tout vingt six contraintes. Les utiliser toutes dans un même poème relève de la gageure, je ne m'en sens pas capable, mais en choisissant une ou deux contraintes on pourrait s'amuser franchement. :-)
Je vous laisse regarder le texte sans parler des contraintes, à vous de les trouver :-)
Vingt-six contre un
Sonnet obscur, noueux, noirci, enfoui, touffu,
Tes règles révélées et celées s'entremêlent.
Y a-t-il là un os ? L'as-tu vu ? L'a-t-on su ?
Le plan de ma démarche hantera tes appels.
Oh ! ce Net est en nos sonnets, et en écho
Gardons au moins trois trous ; j'ai du blanc pour la cinq.
Rimer ici, gémir isolé… dur écot !
Auteur, craindriez-vous que tous, liés, vous vainquent ?
Pis, à lire c'était nettement un sonnet.
Hé, si elle eût cédé ? Décès, huées, liesse ?…
Il ira bien sûr loin ; est-il usé, mais net ?
Quand j'asphyxie Schwartzkopf, le vague me rabaisse.
Utile, car sonnet clair ou suit "recalons !" :
En tout quarante fois douze lettres de long.
Mais bon… euh.. perso… le sonnet (14 vers) pour moi c'est trop long déjà :-)
pour commencer simple, je vous propose l'acrostiche ;-)
"Quand je m'en fus visiter Graceland, j'ai pris le surnom de Jojo Globe Trotteur"©Djodjo
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passimal
Sans espoir
Inscrit(e) depuis le 09/07/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 06:05:47
Bien, donc, dès matines il te vient une idée
Invoquons Mélpomène et Érato, sa sœur
Dévoilant nos pensées, partageant nos ardeurs
Enfin ! de bien des maux nos vies seront lavées.
Étonnés que nous fumes aux portes du site
Tôt Bide remplaça le couvert et le gîte.
Même au petit matin, même à l'heure du thé
Uniquement ravis de musique enchantée
Sheila mêlant son timbre à celui de Poppy
Ils nous expédient loin, étouffent la chienlit
Que de moments solaires et inoubliables
Un air m'a charmé, je le mets dans mon cartable
Et je siffle joyeux : tout redevient aimable.
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 06:28:38
j'écris à l'envers le premier vers de ta deuxième strophe et oh! stupeur, je retrouve le même vers!
laissons-en pour les autres!
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Atomium
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 11/11/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 12:01:12
Les initiales des mots du tout premier vers forment le mot sonnet.
"Bon ben d'accord mais j'y vais en camion."
Cette phrase de signature est tiré du Couvent, album des Nonnes Troppo dans lequel on trouve Souvenirs de femme, un texte lu faisant un usage intensif de l'aimable procédé décrit dans mon message.
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Decibelfm
Omniscient
Inscrit depuis le 18/06/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 12:20:02
Et celui de Passimal ça fait BIDE ET MUSIQUE…
Nous savons (presque) tout ! - decibelfm@bide-et-musique.com
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Pouce Moussu
La grande motte
Inscrit depuis le 22/11/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 12:29:20
Le premier vers du dernier couplet de Jojo_Globe_Trotter contient toutes les lettres de l'alphabet … fortiche
et si on jouait à ni oui ni l'ourson ?
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 13:10:17
"stylographique" pour Jojo…
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 13:46:44
la contrainte que j'ai déjà relevée se nomme palindrome.
Le premier vers est un lipogramme moins a
le deuxième un monovocalisme en e
le troisième un autre lipogramme moins e
là, je l'ai dit, fallait être plus rapide, à votre tour!
(en fait j'ai pas le temps, hum, de chercher les autres!)
TSK il manque la contrainte du prisonnier!
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doudoucoincoin
Où es-tu mon petit anas ?
Inscrit depuis le 18/09/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 13:52:22
1. Le sonnet de Jojo est un acrostiche sur STYLOGRAPHIQUE, comme l'a souligné l'auguste gdem.
2. Le premier vers du dernier quatrain contient toutes les lettres de l'alphabet (comment on appelle ça, déjà ?), comme l'a remarqué Pouce Moussu.
3. Les initiales des mots du premier vers du premier quatrain épellent SONNET, comme l'a signalé Atomium.
4. Les mots de ce vers comptent tous six lettres.
5. Le deuxième vers de ce quatrain est monovocalique en e.
6. Le troisième est un lipogramme en e (il n'y a pas d'e).
7. Le quatrième n'a que des e et des a comme voyelles.
8. Les e et les a apparaissent d'ailleurs en alternance.
9. Le premier vers du deuxième quatrain est un palindrome, comme l'a vu Tryphou.
10. Le deuxième est à nouveau un lipogramme en e.
11. Le deuxième vers du premier tercet est une sorte de palindrome phonétique (ça doit avoir un nom spécial) : on obtient la même chose si on le lit phonétiquement à l'envers.
12. Le vers suivant est une boule de neige (je crois) : le nombre de lettres de chaque mot vaut un de plus ou un de moins que celui du mot précédent (ici : 2 3 4 3 4 3 2 3 4 3).
13. Dans l'avant-dernier vers, les voyelles apparaissent dans cet ordre : UIEAO EAIOU UIEAO. On y trouve donc trois fois de suite les cinq voyelles principales utilisées une seule fois (encore une contrainte dont j'ai oublié le nom).
Plus que la moitié à trouver…
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Curieuzeneuze
Sans espoir
Inscrit depuis le 07/05/2001
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 13:55:52
Ça nous change du langage sms… ;o)
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 13:58:01
Pour ton 11 je crois que ça s'appelle tout bonnement un palindrome homophonique
J'ai cherché un "Beau Présent" de Bide Et Musique dans le sonnet mais je ne le vois point.
Doudoucoicoin tu m'épateras toujours!
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Jojo_Globe_Trotter
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 07/02/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 18:07:08
bien dou²coin² :-)
sauf pour le 11 : " Il ira bien sûr loin ; est-il usé, mais net ? "
- montagnes russes : chaque mot a une lettre de plus ou une lettre de moins que le mot précédent.
-la lettre centrale des mots de trois lettres (un mot sur deux) forme en acrostiche le mot RUSSE
Je tiens à préciser que je n'ai malheureusement pas commis ce sonnet, non.
Calliope, Erato et Polymnie ne se sont pas penchées sur mon berceau, à mon grand regret.
Le poème est signé Nicolas Graner.
Je l'ai juste pris comme prétexte à un nouveau jeu :-)
"Quand je m'en fus visiter Graceland, j'ai pris le surnom de Jojo Globe Trotteur"©Djodjo
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 18:19:37
Doudou ne parlait pas de ce vers là et si tu avais le nom, ce serait bien. En revanche merci pour la solution du vers suivant, que Doudoucoincoin décrivait dans son 12.
Et c'est pour ça qu'il n'y a pas de beau présent B&M, non parce que tu n'es pas l'auteur, mais un épithalame, suis-je bête, n'aurait pas fait qu'un seul vers:P
Entraînez vous aux haiku!
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Jojo_Globe_Trotter
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 07/02/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 18:27:41
le vers 10 est en effet un palindrome syllabique
quant au "beau présent"… j'y travaille :-)
"Quand je m'en fus visiter Graceland, j'ai pris le surnom de Jojo Globe Trotteur"©Djodjo
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doudoucoincoin
Où es-tu mon petit anas ?
Inscrit depuis le 18/09/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 20:24:16
14. Le troisième vers du deuxième quatrain présente une alternance de consonnes et de voyelles.
15. Le troisième vers du premier quatrain n'a que des mots d'une ou deux lettres.
16. Le dernier vers donne le nombre total de lettres du sonnet (480).
17. Dans le deuxième vers du premier tercet, les mots sont de longueur croissante : 2 2 3 3 4 5 5 6.
18. Le premier vers du deuxième quatrain est divocalique en e et o.
Coin !
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 18-03-2003 à 23:05:35
Tout ce mal pour écrire un texte moche! LOL
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 19-03-2003 à 13:19:52
Saint Tropezski, voyons! Une grille de mots croisés c'est moche, on n'y trouve pas que des beaux comme amour gloire beauté Dalida et consorts et pourtant ça permet à certains de se divertir! Pour la peine, je te donne la définition de mots croisés favorite de Georges Pérec:
11 lettres, du neuf avec du vieux.
ah on fait moins le malin!
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Svitrigaila
Camé(e)
Inscrit(e) depuis le 23/01/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 19-03-2003 à 14:14:31
Très joli. On m'excusera je l'espère, grâce à mon ancienneté, ce petit coup de pub: vous trouverez pas mal de textes de ce genre sur le site www.linguophile.com. Voilà, je l'ai dit. :O)
"Parfois nos victoires se dressent sur des piédestaux plus hauts que ces victoires."
(B.Okoudjava)
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Tryph
Homoncule
Inscrit(e) depuis le 19/01/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 19-03-2003 à 14:44:31
c'est un site à marronniers, mais la partie dite lipogramme a au moins la qualité de nous rappeler le nom de certaines contraintes sus-dévoilées: les tautogrammes, le pangramme du premier vers du dernier quatrain, quant à la montagne russe cela s'appelle une vers rhopalique! Perso, j'en ai un peu marre de cherche les reste, mais je crois que Freg cherche à amener les Bidonautes à écrire selon une de ces contraintes. Ben euh, ….pour l'instant j'suis pas inpiré :-/
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tropezsky
P'tit suisse
Inscrit depuis le 29/05/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 19-03-2003 à 16:24:51
Tryphol, je parlais de ce texte en particulier!
Perrec, Queneau, Calvino et d'autres ont fait des textes magnifiques en suivant certains preceptes de l'Olipo;)
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doudoucoincoin
Où es-tu mon petit anas ?
Inscrit depuis le 18/09/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 20-03-2003 à 17:38:03
19. Dans le quatrième vers du deuxième quatrain, les voyelles sont toujours groupées par deux.
Coin !
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djanin
Devenceur
Inscrit(e) depuis le 26/07/2002
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Re: osons l'OuLiPo
Le 20-03-2003 à 18:14:55
on ne l'arrete plus! :-)
Je peux dire une connerie?
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francewska
Psychopathe
Inscrit(e) depuis le 30/01/2003
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Re: osons l'OuLiPo
Le 20-03-2003 à 20:21:13
Entre vers et contraintes et verres sans contrainte mon cœur balance…
…pas
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YoDa
Anti-Microsoftiste
Inscrit depuis le 05/03/2001
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Re: osons l'OuLiPo
Le 25-03-2003 à 09:05:31
Sur le fabuleux site cité par Svitrigaila, je vous conseille particulièrement "le glossaire informatique" et les définitions ô combien imagées des mots "Débware" et "Pware" ;-)
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