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Lettre à un rêveur qui s'ignore
Qui jongle avec les "faudrait" et les "y a qu'à"
Retourne coucher dans son décor
Quand le réel reprend ses droits
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Il pensait tout haut dans sa tête
Que la petite avait de quoi
Qu'il pourrait profiter peut-être
De la fille qui vient d'en bas
Vendez-moi une île déserte
vendez-moi une île déserte
Quand le vieux, lui, la regarde
Avec ses yeux de vieux cochon
Sexe rongé de phallocrate
Qui voit en chaque femme le ballon
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Ne parlons pas d'elles qui se terrent
Encore moins d'elles qui, de surcroît,
En vertu d'une morale précaire
Leur laissent volontiers tous les droits
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Silence digne des catacombes
Silence digne des morts vivants
Quand la violence se tient dans l'ombre
Quand la violence tient bien son rang
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Je vais mais je suis somnambule
Et j'ai presqu'oublié le nom
De ces violeurs dont la minuscule
Se tient dans l'fond d'leur pantalon
Vendez-moi une île déserte
Vendez-moi une île déserte
Lettre à un rêveur qui s'ignore…
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Paroles publiées avec l'aimable autorisation des éditions Traficom Musik
virgulioLe 22/11/2007 à 13:49
Une chanson sur le viol considérée par beaucoup -au grand dam de l'interprète- comme une jolie chanson romantique… Comme quoi un texte fort peut être engloutie par une mélodie, encore que, finalement la seule mélodie qu'on retient dans le cas présent c'est le "oua ou oua ah" du refrain
LOIZLe 19/08/2011 à 00:40
Sur le thème du viol, treize ans auparavant, mais avec des mots plus soft, Isabelle Aubret avait interprété "La Source" au concours de l'Eurovision de l'année 1968 ! (chanson ds la base discographique de B§M)
hre mgbyeLe 28/05/2015 à 11:13
J'ai dû entendre cette chanson des dizaines de fois, à l'époque où elle passait à la radio, et je n'avais jamais capté la moindre allusion à quelque viol que ce soit : entre le titre, le nom de la dame et les « vendez-moi ouaouaouaoua une île déserte » qui sont finalement la seule chose qui reste dans la tête, je n'avais jamais fait gaffe au contenu.
Faut dire que le texte n'est pas des plus explicites, ce qui n'est pas un défaut, mais quand on ajoute un texte un peu obscur, un titre sans rapport avec le texte, un refrain-accroche lui non plus sans rapport, une jolie fille sur la pochette, ben ça brouille un peu trop les pistes et le message se perd. Bel exemple de chanson qui est incomprise par sa propre faute.
hugLe 04/05/2016 à 05:33
Hre : Tu as vu le nom du label : RCA ! RCA qui à l'époque produisait tout aussi bien Alain Souchon, Laurent Voulzy, Yves Simon et Philippe Chatel (Soit les auteurs-compositeurs de la Nouvelle Chanson Française de l'époque) d'un côté que Chantal Goya et Sylvie Vartan de l'autre. C'est donc quand même la branche française d'une multinationale américaine. Peut-être que Lucid avait écrit au départ un texte plus explicite mais qu'ils ont pensé que ce serait voué à l'échec commercial, et lui aurait demandé de revoir son texte pour faire plus "commercial". Elle n'est donc peut-être pas totalement fautive.
ça ne m'étonnerait pas de la part d'une multinationale, même si elle a produit beaucoup de choses de qualité comme RCA.
ChezodLe 28/11/2016 à 22:56
Mince alors,
Elle est dans la base depuis des années. Comme je ne connaissais ni le titre ni l'interprète, difficile à trouver.
Donc, je confirme les commentaires de Virgulio, Loiz, Hre et Hug. Moi aussi, je n'ai rien capté du sens des paroles et, comme beaucoup, je n'ai gardé en souvenir que les "vendé moua oua oua oua ouaha, un île déserte".
Très belle chanson sur un thème tragique qui fait encore de nombreuses victimes dans notre société dite civilisée.
Donc, pour trouver le titre, j'ai tapé sur google "chanson vendez-oi une ile deserte", et non le titre du morceau, que je ne connaissais pas de toutes façons.
Robin FuséeLe 28/02/2017 à 09:17
La version radio de la chanson n'incluait pas le dernier couplet.
Claude BukowskiLe 28/12/2017 à 21:32
Il me semble que justement, dans le dernier couplet, elle parle de "l'âme minuscule", et non point de "la minuscule" ; ce qui est tout de suite beaucoup moins grotesque dans le contexte…
Garibaldi2Le 02/01/2018 à 07:15
Ceux qui n'ont pas entendu le texte de la chanson ont des oreilles en plâtre ! Il est très clair ! RCA a coupé dans le texte pour en faire une version ''courte'' pour la radio, bien entendu sans demander l'accord de Lucid Beausonge, ni de Frank Thomas qui était son directeur artistique pour cet enregistrement. C'est lui qui a contacté Jean Musy pour faire l'orchestration du titre, qui n'était pas évident à orchestrer. Il n'y a pratiquement que du synthé. La version qu'on peut écouter sur ce site est la version complète.
Hug, vous vous trompez totalement, RCA n'a pas demandé une réécriture du texte.
J'étais présent lors du processus de réalisation du disque et j'ai rencontré Lucid Beausonge à plusieurs reprises à cette époque. Je suis le frère de Frank Thomas.
hre mgbyeLe 18/10/2021 à 15:33
Garibaldi2 : on ne dit pas que le texte n'est pas clair, juste que l'emballage de la chanson (jolie fille avec une jolie voix qui chante une jolie chanson avec un joli refrain) donne une idée fausse du morceau.
hugLe 20/01/2025 à 02:58
Merci Garibaldi2 pour vos explications. C'est ce qui est dit aussi dans le livre d'Alistair "Anthologie des bourdes de la chanson française" publié aux éditions La Tengo en 2014.
En fait, la version intégrale de la chanson est sortie sur l'album "Africaine" de Lucid Beausonge. Pour le single, RCA a coupé plusieurs couplets.
Concernant l'histoire du fait qu'ils avaient peut-être demandé à Lucid Beausonge, c'est que je pensais que cela pouvait lui être arrivé, car c'est arrivé à quelqu'un d'autre.
Effectivement, en 1985, Marc Lavoine connaît son premier tube avec "Elle a les yeux revolver". Il est alors sous contrat chez Philips. Devant ce premier tube composé avec Fabrice Aboulker, on ne change pas une équipe qui gagne, et Fabrice Aboulker compose d'autres mélodies qu'il présente à Marc. Sur l'une d'entre elles, il écrit le texte de la chanson "Le parking des anges". Mais une des représentantes de Philips n'aime pas du tout le texte de la chanson, qu'elle trouve trop osé. Elle demande alors à Marc de récrire un texte sur la musique. Mais Marc n'y parvient pas. C'est ainsi que Marc enregistre la chanson avec son texte premier et qu'elle sort et va connaître aussi le succès. Mais cette femme avait rebaptisé la chanson "Le parking des ombres" tellement elle était choquée par son sujet.
Et concernant le coup fait par RCA de couper la chanson de Lucid Beausonge, ce n'était pas la première fois qu'ils le faisaient. En 1976, Alain Souchon sort son deuxième album chez RCA "Bidon" et la chanson donnant son titre à l'album est tellement plébiscitée par les radios qu'elle sort en 45 tours. Mais là, c'est complètement bidon. Parce qu'effectivement, la chanson est coupée juste après son pont musical qui intervient à peu près au bout de 3'00, mais mal coupée, puisqu'on sent à la fin de la face du 45 tours que la chanson n'est pas finie. (Et la face B ne propose pas la suite, mais une autre chanson "Câlin câline"), et effectivement, c'est le cas, car sur l'album la chanson reprend après le pont, et Souchon reprend le refrain trois fois. Je pense que pour Lucid Beausonge, ils ont voulu faire la même chose, une version plus courte pour le 45 tours, mais en ont profité pour couper les phrases qui pouvaient nuire à une diffusion de grande écoute !
Il faut être identifié pour ajouter un commentaire !
Une chanson sur le viol considérée par beaucoup -au grand dam de l'interprète- comme une jolie chanson romantique… Comme quoi un texte fort peut être engloutie par une mélodie, encore que, finalement la seule mélodie qu'on retient dans le cas présent c'est le "oua ou oua ah" du refrain
Sur le thème du viol, treize ans auparavant, mais avec des mots plus soft, Isabelle Aubret avait interprété "La Source" au concours de l'Eurovision de l'année 1968 ! (chanson ds la base discographique de B§M)
J'ai dû entendre cette chanson des dizaines de fois, à l'époque où elle passait à la radio, et je n'avais jamais capté la moindre allusion à quelque viol que ce soit : entre le titre, le nom de la dame et les « vendez-moi ouaouaouaoua une île déserte » qui sont finalement la seule chose qui reste dans la tête, je n'avais jamais fait gaffe au contenu.
Faut dire que le texte n'est pas des plus explicites, ce qui n'est pas un défaut, mais quand on ajoute un texte un peu obscur, un titre sans rapport avec le texte, un refrain-accroche lui non plus sans rapport, une jolie fille sur la pochette, ben ça brouille un peu trop les pistes et le message se perd. Bel exemple de chanson qui est incomprise par sa propre faute.
Hre : Tu as vu le nom du label : RCA ! RCA qui à l'époque produisait tout aussi bien Alain Souchon, Laurent Voulzy, Yves Simon et Philippe Chatel (Soit les auteurs-compositeurs de la Nouvelle Chanson Française de l'époque) d'un côté que Chantal Goya et Sylvie Vartan de l'autre. C'est donc quand même la branche française d'une multinationale américaine. Peut-être que Lucid avait écrit au départ un texte plus explicite mais qu'ils ont pensé que ce serait voué à l'échec commercial, et lui aurait demandé de revoir son texte pour faire plus "commercial". Elle n'est donc peut-être pas totalement fautive.
ça ne m'étonnerait pas de la part d'une multinationale, même si elle a produit beaucoup de choses de qualité comme RCA.
Mince alors,
Elle est dans la base depuis des années. Comme je ne connaissais ni le titre ni l'interprète, difficile à trouver.
Donc, je confirme les commentaires de Virgulio, Loiz, Hre et Hug. Moi aussi, je n'ai rien capté du sens des paroles et, comme beaucoup, je n'ai gardé en souvenir que les "vendé moua oua oua oua ouaha, un île déserte".
Très belle chanson sur un thème tragique qui fait encore de nombreuses victimes dans notre société dite civilisée.
Donc, pour trouver le titre, j'ai tapé sur google "chanson vendez-oi une ile deserte", et non le titre du morceau, que je ne connaissais pas de toutes façons.
La version radio de la chanson n'incluait pas le dernier couplet.
Il me semble que justement, dans le dernier couplet, elle parle de "l'âme minuscule", et non point de "la minuscule" ; ce qui est tout de suite beaucoup moins grotesque dans le contexte…
Ceux qui n'ont pas entendu le texte de la chanson ont des oreilles en plâtre ! Il est très clair ! RCA a coupé dans le texte pour en faire une version ''courte'' pour la radio, bien entendu sans demander l'accord de Lucid Beausonge, ni de Frank Thomas qui était son directeur artistique pour cet enregistrement. C'est lui qui a contacté Jean Musy pour faire l'orchestration du titre, qui n'était pas évident à orchestrer. Il n'y a pratiquement que du synthé. La version qu'on peut écouter sur ce site est la version complète.
Hug, vous vous trompez totalement, RCA n'a pas demandé une réécriture du texte.
J'étais présent lors du processus de réalisation du disque et j'ai rencontré Lucid Beausonge à plusieurs reprises à cette époque. Je suis le frère de Frank Thomas.
Garibaldi2 : on ne dit pas que le texte n'est pas clair, juste que l'emballage de la chanson (jolie fille avec une jolie voix qui chante une jolie chanson avec un joli refrain) donne une idée fausse du morceau.
Merci Garibaldi2 pour vos explications. C'est ce qui est dit aussi dans le livre d'Alistair "Anthologie des bourdes de la chanson française" publié aux éditions La Tengo en 2014.
En fait, la version intégrale de la chanson est sortie sur l'album "Africaine" de Lucid Beausonge. Pour le single, RCA a coupé plusieurs couplets.
Concernant l'histoire du fait qu'ils avaient peut-être demandé à Lucid Beausonge, c'est que je pensais que cela pouvait lui être arrivé, car c'est arrivé à quelqu'un d'autre.
Effectivement, en 1985, Marc Lavoine connaît son premier tube avec "Elle a les yeux revolver". Il est alors sous contrat chez Philips. Devant ce premier tube composé avec Fabrice Aboulker, on ne change pas une équipe qui gagne, et Fabrice Aboulker compose d'autres mélodies qu'il présente à Marc. Sur l'une d'entre elles, il écrit le texte de la chanson "Le parking des anges". Mais une des représentantes de Philips n'aime pas du tout le texte de la chanson, qu'elle trouve trop osé. Elle demande alors à Marc de récrire un texte sur la musique. Mais Marc n'y parvient pas. C'est ainsi que Marc enregistre la chanson avec son texte premier et qu'elle sort et va connaître aussi le succès. Mais cette femme avait rebaptisé la chanson "Le parking des ombres" tellement elle était choquée par son sujet.
Et concernant le coup fait par RCA de couper la chanson de Lucid Beausonge, ce n'était pas la première fois qu'ils le faisaient. En 1976, Alain Souchon sort son deuxième album chez RCA "Bidon" et la chanson donnant son titre à l'album est tellement plébiscitée par les radios qu'elle sort en 45 tours. Mais là, c'est complètement bidon. Parce qu'effectivement, la chanson est coupée juste après son pont musical qui intervient à peu près au bout de 3'00, mais mal coupée, puisqu'on sent à la fin de la face du 45 tours que la chanson n'est pas finie. (Et la face B ne propose pas la suite, mais une autre chanson "Câlin câline"), et effectivement, c'est le cas, car sur l'album la chanson reprend après le pont, et Souchon reprend le refrain trois fois. Je pense que pour Lucid Beausonge, ils ont voulu faire la même chose, une version plus courte pour le 45 tours, mais en ont profité pour couper les phrases qui pouvaient nuire à une diffusion de grande écoute !
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