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Jean-Michel Jarre


 (Jean-Michel Jarre)
Date de naissance24/08/1948
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Dans les programmes spéciaux Vignette de Jean-Michel Jarre - Les chants magnétiques part. 2 1981 Les chants magnétiques part. 2
Dans les programmes spéciaux Vignette de Jean-Michel Jarre - Zoolookologie 1985 Zoolookologie
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Commentaires sur Jean-Michel Jarre

5 commentaires
Djanik77 Le 04/07/2007 à 14:05
Jean-Michel Jarre est né à Lyon, quartier de la croix rousse le 24 aout 1948. Il est le
fils du compositeur Maurice Jarre (Docteur Jivago, Lawrence d'Arabie, Le cercle des poètes disparus…) et de Francette Péjot (ancienne résistante).
Il commence par une formation classique au conservatoire de Paris sous la direction de Jeannine Rueff, tout en étudiant les lettres classiques.
En 1968 il s'intéresse aux musiques de l'époque et joue de la guitare dans plusieurs groupes éphémères, puis il rencontre Pierre Schaeffer qui dirige à l'époque le GRM (Groupement de Recherche Musicale).
En 1971 il compose la musique du ballet "Aor", c'est la première fois que des instruments électroniques (à l'époque on parle encore d'oscilatreurs plus que de synthétiseurs) entrent à l'opéra. S'en suivent diverses musiques de film (Les granges brulées…) et des collaborations fructueuses avec Françoise Hardy, Christophe, puis Patrick Juvet.
C'est en 1976 qu'il est propulsé sur la scène internationale avec "Oxygène" qui connait un succès immédiat dans le monde entier. Les sonorités planantes fascinent, ça ne ressemble à rien de ce qui a pu être fait auparavant. En trente ans, il en a vendu environ 12 millions d'exemplaires, c'est le record absolu pour un artiste français. La même année, il épouse l'actrice britanique Charlotte Rampling.
En 1979, après le succès de "Equinoxe", il est choisi pour créer un spectacle son et lumière place de la Concorde. Plus de 1 million de personnes viennent l'applaudir, à sa grande surprise.
Puis viennent les années 80 avec des albums étranges tel "Zoolook" qui déroute même certains de ses fans. Avec cet album, il ouvre la voix de l'échantillonage sonore (sampling) et utilise des fragments de voix humaine en tant qu'éléments rythmiques, ce qui n'avait jamais été fait non plus.
Puis c'est l'époque des concerts géants: Houston, Lyon, puis La Défense en 1990 où 2,5 millions de personnes assistent à un show gigantesque. L'album "en attendant Cousteau" sorti à l'époque comporte un morceau de 46 minutes (!) ou aucune mélodie ne se dégage vraiment, surprenant…
Puis c'est le tournée Europe en concert pour l'album "Chronologie" en 1993, l'opération est un succès artistique mais pose des problèmes financiers importants. Il revient donc à des concerts plus petits (Zénith en 1997). En 2000 sort "Métamorphose", il est séparé de Charlotte Rampling depuis 1996.
Après deux albums plutôt intimistes et dont la sortie fut discrête, il sort "Aéro", une sorte de best of retravaillé, c'est le premier album au monde conçu pour être écouté en 5.1 et non pas en stéréophonie traditionelle.
En 2005 il épouse l'actrice Anne Parillaud et renoue avec la tradition des concerts géants (Pékin, Gdansk).
Mars 2007, il signe son grand retour avec "Téo & Téa", son album le plus dance, mais il ne se rénie pas pour autant et a promis à ses fans qu'il reviendrait dans le style qui lui est le plus propre… le Jarre.
Costello Le 29/10/2007 à 15:09
Excellent parolier, je confirme, notamment pour Christophe (album "Les mots bleus").
J'ai un peu plus de mal avec ses albums ("En attendant Cousteau", avec le morceau final de 46 minutes !).
Djanik77 Le 25/03/2010 à 14:55
Petite rétrospective sur sa carrière, que j'avais publiée sur un autre Forum il y a environ un an:

S'il on s'en tient aux seuls chiffres, c'est incontestablement un artiste à part: 65 millions d'albums vendus à travers le monde en 30 ans (record absolu pour un artiste français), 2,5 millions de spectateurs pour son concert géant du 14/07/1990, peut être 3 millions à Moscou en 1997…(record absolu pour un concert, de toute l'histoire de la musique…).

Ce seul gigantisme pourrait expliquer à lui seul le fait que Jarre se soit un peu endormi sur ses lauriers.

Cependant, il me semble que (et même si les goûts et les couleurs en matière musicale sont une question qui relève de la subjectivité absolue) l'aspect peut être moins intéressant de ses derniers albums tient simplement du fait que tout artiste ne peut se renouveller éternellement, surtout pour un pionnier de cette envergure.

Pour caricaturer, on ne peut pas reprocher au type qui inventa le jazz de s'arrêter là et de ne pas avoir pondu aussi le disco, la dance, le rap et le tango avec autant de bonheur…

On reproche souvent à Jarre le fait qu'il se renouvelle peu. C'est à mon avis complètement faux, et c'est peut-être pour cette raison que certains se disent déçus par tel album, mais pas par tel autre, etc.

Si on revient sur ses 30 ans de carrière, en tant que compositeur (parce qu'on oublie trop souvent qu'il fut aussi auteur et producteur):

1976: Oxygène. C'est un OVNI musical, ça ne ressemble à rien d'autre, ce sont des morceaux planants étranges et mélodiques, alors que l'on est en pleine période disco !

1978: Equinoxe: on retrouve un peu la même recette, mais l'accent est mis davantage sur la rythmique (un peu plus pêchue et mécanique). Fait étrange: on y trouve un morceau exécuté à l'orgue de Barbarie (!)

1981: Les Chants Magnétiques. Beaucoup plus futuriste ! Les boîtes à rythmes y font rage (la Roland TR-808 vient de sortir, elle donnera sa couleur rythmique à presque toute la décennie 80 s'il on exclut les Simmons Drums).

1984: Zoolok. Album extrêmement surprenant, aucun rapport avec le précédent. Il utilise des fragments de voix humaine échantillonnés (c'est le début du sampling, et encore une fois c'est Jarre qui ouvre le bal, Balavoine n'y viendra que l'année d'après) en tant que rythmiques, certains passages sont très inquiétants, on découvre les synthés numériques au son très froid (Yamaha DX-7, le premier synthé tous publics à prix abordable).

1986: Rendez-Vous. Album enregistré à l'arrache à cause d'un concert que Jarre doit donner à Houston pour la NASA. Il reprend certains des titres qu'il a composés pour Gérard Lenorman et les modifie à peine. Le son est caractéristique des années 80 (Rendez-vous IV en est même devenu une caricature, cf les Inconnus qui s'en servent comme jingle dans leur sketch sur les radios libres…).
Jarre commence à ressembler à son époque, même si on reconnait toujours son style.
Les années 80 étant les années synthé, il fait déjà moins figure d'extra-terrestre qu'auparavant.

1988: Révolution. 10 ans après Equinoxe, ça n'a carrément rien à voir. Les mélodies sont toujours extrêmement plaisantes mais les arrangements sont plutôt minimalistes et on se demande quand même si l'album porte bien son nom…

1990: En attendant Cousteau. Un album beaucoup mieux produit, mais on y trouve un morceau de 46 minutes (!) où il ne se passe quasiment rien. Beaucoup de fans sont déroutés…
Le reste de l'album est très inspiré, mais on y trouve une couleur "caraïbe" (steel drums, etc.) qui ne lui ressemble pas (en plus, c'est une ambiance qui existe déjà….).

1993: Chronologie. C'est son grand retour à l'époque, les ventes remontent en flêche. Les titres y sont extrêmement soignés, les mélodies et les rythmiques sont géniales et collent à l'époque (ça fait Jarre, mais Jarre 90's…).

1997: Oxygène 7-13. Un brutal retour en arrière puisque c'est la suite de son premier album grand public paru 21 ans plus tôt. Pourquoi pas, mais y aurait-il un manque d'inspiration ??

2000: Métamorphose. Bon album, mais rien de très enivrant (la métamorphose est incontestable par contre: des voix, des textes, des instruments acoustiques, des rythmiques samplées…).

2003: Geometry of Love. Album intimiste, c'est de l'ambiant pur (très peu de pub autour de cet album qui se veut un hymne d'amour à Isabelle Adjani, sa compagne d'alors).

2007 (7 ans après son dernier véritable album studio !). Téo & Téa. On y retrouve Jarre dans la structure, l'harmonie, les intervalles. Mais ici, Jarre veut se faire connaître d'une jeunesse qui ne le connait pas, il essaye de coller à son temps sans toutefois y parvenir réellement. C'est de la Dance fadasse. Il est dépassé.

Depuis ? Il revient (encore !) à Oxygène en se produisant dans des dizaines de villes d'Europe depuis plus d'un an et demi. C'est du vrai live (il a fait pas mal de playback dans les années précédentes quand même…).
Le succès est réel, mais à 60 ans on se demande si l'histoire de la musique ne va pas retenir de lui que cet album de 1976 (qui va bientôt atteindre les 13 millions d'exemplaires vendus, encore un record…).

Bref, il reste fidèle à lui même mais ne cesse de se renouveller tout en regardant quelquefois derrière son épaule et ne semble plus rien avoir à inventer pour ce qui est de la forme, et ça s'explique de par le fait que par définition un pionnier est le premier, et qu'après il y en a d'autres, puis encore d'autres (beaucoup considèrent que Daft Punk ou encore Air, voire Moby, ont pris purement et simplement la relève…).
morphee Le 25/03/2010 à 18:06
J'ajouterai à la liste du dessus "les concerts de chine" (1982) qui contient 6 inédits, et l'improbable "Musique pour supermarché" (1983 album à exemplaire unique, que je n'ai toujours pas eu la curiosité de vouloir écouter). J'ai personnellement décroché après le concert de Versailles en 1993 qui souffrait trop de la comparaison avec celui de la Défense en 1990…
hre mgþýe Le 06/11/2011 à 21:21
    Il reconnaît lui-même que « Téo & Téa » était « Une connerie », ce qui fait que, si on retient la chronologie de Djanik, il n'a rien fait de vraiment bon depuis… 1993. 18 ans qu'il se cherche, espérons qu'il retrouvera l'inspiration. Un « Oxygène 14-18 » pour changer ?

    Sinon pour le morceau à l'orgue de barbarie sur « Équinoxe » ce n'est qu'un retour aux sources : on trouve sur son premier album « Deserted palace » plusieurs morceaux sur cet instrument, qui est une sorte d'ancêtre du synthé.

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